J'assiste jeudi dernier à une conférence de Xavier Fontanet, ancien PDG d'Essilor, à la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris. Quel personnage se cache derrière ce titre accrocheur ?
Xavier Fontanet présente la confiance comme le plus grand actif de l'entreprise. La confiance s'incarne, se gagne. La confiance passe d'abord par la confiance en soi, dont la limite à ne pas franchir est celle de l'arrogance. Celle-ci nous permet ainsi de donner sa confiance à l'autre, qui implique le lâcher prise car nous ne pouvons tout contrôler. Avoir confiance en l'autre, c'est donner à l'autre la responsabilité de ses actes. Il en tire ainsi le fruit de ses réussites comme de ses échecs. C'est sa croyance en un génie dans chacun de nous qui le pousse à faire valoir les individus qui compose son entreprise et cite : "L'être humain est universel s'il est absolu dans sa spécificité". Il prône les organigrammes plats, qui limitent ainsi la bureaucratie, bureaucratie qui selon lui, amenuit l'autonomie et la responsabilisation des individus.
Xavier Fontanet parle également de la concurrence. Il nous fait part d'une ou deux anecdotes, sincères. Fait un parallèle avec le sport, et plus particulièrement l'affront de Sampras et Roger Federer à Wimbledon, ou comment cette concurrence a permis à l’élève de dépasser le maître. Il présente la concurrence comme un autre nom qu'il faut donner à la liberté. Il soutient que celle-ci, quand elle est acceptée, permet de faire grandir les hommes. Le temps passe, et c'est déjà l'heure de la fin. Si notre curiosité a été aiguisée, elle pourra être comblée par la lecture de son ouvrage "Si on faisait confiance aux entrepreneurs".

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