Quand à dix-huit ans, le bac en poche, j'avais choisi le pays du tea time et des beatles, et sa surprenante capitale London pour première aventure. Un boulot qui alliait garde d'enfants et tâches ménagères, soit le combo gagnant de la fille au pair, m'assurait ainsi une totale immersion parmi nos amis les anglais.
Quand dix-mois après, je retrouvais ma chère terre, et découvrais par la même occasion un nouveau lieu de villégiature. Peu adéquat certes à mon caractère aventurier, il m'offrait néanmoins la possibilité d'étudier ce qui m'avait précédemment fasciné; les langues où l'art de communiquer avec des êtres humains d'autres contrées.
Quand le temps d'un été, appelée à d'autres virées, je m'essayais une nouvelle fois à la "carrière" de fille au pair. Et quand quelques années après, je réitérais à deux fois l'exploration d'autres horizons.
Partir, encore et toujours. Pourquoi ? J'avais beau partir loin, à la découverte de nouveaux terrains, j'avais toujours au final, l'impression d'un terrain vague. Je compris alors que ces explorations, qui certes étaient d'une richesse indiscutable, n'arriveraient jamais vraiment à me combler. Le temps était venu de "m'explorer".
J'y suis allée progressivement, par tâtonnement. Un peu comme un spéléologue devant sa première cavité. Parée de ma frontale et de mon baudrier, les premiers pas ont toutefois été bien hésitants. Il m'a fallu m'essayer à plusieurs techniques, pour finalement trouver la force et l'envie d'y aller vraiment. De s'enfoncer un peu plus encore. D'aller côtoyer l'obscurité, de toucher les parois abruptes, les failles. Et découvrir, alors que l'on se croyait égarée, des puits de lumière, une vie souterraine jusqu'alors insoupçonnée.
Je me suis toujours plu à raconter et partager ces avancées. Avec réserve et pudeur dans un premier temps. Puis, alors que les barrières cédaient, je me suis laissée aller à davantage de transparence et de sincérité. Voilà ce qu'aujourd'hui entre autres je peux faire. Témoigner. De ce chemin, des difficultés. Des extraordinaires découvertes, des monstres cachés. Des lucioles qui même le jour levé ne ternissent pas de leur lumière. Et accompagner. Accompagner avec ce qu'il m'est donné de partager, celui désireux d'entreprendre à son tour, cette incroyable exploration.
J'y suis allée progressivement, par tâtonnement. Un peu comme un spéléologue devant sa première cavité. Parée de ma frontale et de mon baudrier, les premiers pas ont toutefois été bien hésitants. Il m'a fallu m'essayer à plusieurs techniques, pour finalement trouver la force et l'envie d'y aller vraiment. De s'enfoncer un peu plus encore. D'aller côtoyer l'obscurité, de toucher les parois abruptes, les failles. Et découvrir, alors que l'on se croyait égarée, des puits de lumière, une vie souterraine jusqu'alors insoupçonnée.
Je me suis toujours plu à raconter et partager ces avancées. Avec réserve et pudeur dans un premier temps. Puis, alors que les barrières cédaient, je me suis laissée aller à davantage de transparence et de sincérité. Voilà ce qu'aujourd'hui entre autres je peux faire. Témoigner. De ce chemin, des difficultés. Des extraordinaires découvertes, des monstres cachés. Des lucioles qui même le jour levé ne ternissent pas de leur lumière. Et accompagner. Accompagner avec ce qu'il m'est donné de partager, celui désireux d'entreprendre à son tour, cette incroyable exploration.

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